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 Légende, paint arabian (j)

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etoly
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MessageSujet: Légende, paint arabian (j)   Lun 29 Mai - 20:51

Légende de Pado




Légende, jument paint arabian de 5 ans
∞ propriétaire : Rhéa

Légende est une superbe jument qui pourrait être la plus extraordinaire des compagnes pour un cavalier. Qui pourrait. Pourquoi ? Parce que son passé ne la pousse pas à aimer les humains. Elle est encore jeune, mais elle a vécu bien plus que ce que devrait endurer n'importe quel cheval. Légende est née dans un élevage de chevaux de show. D'où sa robe magnifique et sa morphologie de rêve. Mais un jour, alors qu'elle n'avait que 3 ans, son chemin a croisé celui d'une jeune fille de 13 ans, qui rêvait d'avoir son cheval pour faire du CSO. Et elle a flashé sur Légende. L'éleveur lui a expliqué que la jument n'était pas faite pour ça et à peine débourrée, mais les parents et la fillette n'ont rien voulu savoir. Aussi notre belle et jeune paint arabian s'est-elle retrouvée dans un tout petit box dont elle ne sortait qu'une fois par semaine pour un entraînement au saut d'obstacle. Mais il est impossible de faire sauter 1m30 à un cheval qui n'a jamais vu une barre de sa vie. Légende se dérobait, refusait, mais lorsqu'on la frappait, elle était obligée d'obéir. Elle ne sautait pas si mal et eut même des résultats acceptables en concours. Mais elle maigrissait et elle devenait farouche. Cela dura un an. Car, un jour, notre gamine voulut sauter plus haut. Elle poussa Légende à bout, après avoir enchaîné deux fois un parcours à 1m10, elle monta l'obstacle. 1m20, 1m30, 1m40... À 1m45, la jument est tombée, écrasant sa cavalière et surtout, se tordant un membre.
Depuis, elle boite un peu et est terrorisée par les humains et les obstacles. N'espérez pas la remonter de sitôt... Elle vous mordrait pour l'avoir approchée.

► arbre généalogique



Parents :  unknow

Poulains :  unknow


► points

∞ confiance : 28
∞ soins : 26
∞ débourrage : 25/25
• dressage : 00
• saut : 00
• cross : 00
• trec : 00
• course : 00
• endurance : 00
• horse ball : 00
• pony-games : 00
• polo : 00
• pole bending : 00
• reining : 00
• barrel race : 00
• amazone : 00
• travail à pied : 09
• longe : 05
• longue-rênes : 00
• attelage : 00
• balade : 03
∞ TOTAL : 17

► palmarès

points concours : 00
∞ Classements :
00 en première place
00 en deuxième place
00 en troisième place

Place avec membre au ...(nom concours)


_________________
Ma fierté, mon amour de jument


Dernière édition par etoly le Lun 21 Aoû - 18:16, édité 3 fois
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Rhéa
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 5 Juin - 18:09


Rhéa et Légende :
première visite
« Je ne fais pas confiance facilement. Alors quand je te fais confiance, s'il te plaît, ne me le fait pas regretter. »

Après mon tour de mes chevaux, je me pris en flagrant délit de zyeutage sur les chevaux de Rescue Me. Je n'y étais pas venue depuis plusieurs mois. J'aperçus certains chevaux que je me souvenais y avoir déjà croisés. Les pauvres... Leur sort me faisait de la peine. Mais après tout, s'ils étaient là, c'est que le Haras de Pado tenait à leur trouver un propriétaire qui aura pris du temps pour eux avant même qu'ils ne lui appartiennent. J'aperçus aussi de nouvelles têtes. Telle que celle d'une sublime jument pie palomino, que j'apercevais au loin, dans son paddock.

Je m'approchai de la barrière, qui portait une plaque et, dans une boîte accrochée, je savais que je trouverais le dossier de la jument, qui retraçait, entre autres, son histoire et ce qui l'avait conduite ici, dans ce paddock. Légende, de son nom. Une jeune jument Paint Arabian, née pour le spectacle. Tombée entre les mains d'une gamine pourrie gâtée de 13 ans qui a voulu en faire ce pourquoi elle n'était pas destinée, une jument de CSO. Et sur une séance de puissance, une lourde chute pour la jument, la rendant terrifiée autant par les humains que par les barres d'obstacles. Je secouai doucement la tête. Si seulement les parents avaient parfois un peu de jugeote au sujet de leur progéniture... Apparemment, de cet accident, Légende restait boiteuse. Faute de soins ? Ou définitivement ? Ce serait au vétérinaire de le déterminer dès que nous pourrions l'approcher sans risque. Car oui, je comptais bien donner une seconde chance à cette jument.

Légende... Un nom plein de promesses.

Je me glissais dans le pré, non sans avoir posé mon sac à dos à l'entrée. Autant éviter de lui faire peur. J'avais quelques bonbons pour chevaux dans mes poches, mais comme je doutais de pouvoir l'approcher, je me contenterais de lui en laisser deux ou trois quelque part dans son paddock, afin qu'elle puisse les trouver et les manger en paix, loin de tous ces bipèdes qu'elle devait – à juste titre – haïr. Je m'approchais.

Légende releva brutalement la tête et renâcla. Néanmoins, elle choisit de ne pas fuir à mon approche. Une fois que j'eus estimé être suffisamment près, c'est à dire à une bonne centaine de mètres, je m'assis dans l'herbe, adossée à une petite souche d'arbre sèche qui semblait servir de banc assez régulièrement. La jument, voyant que je n'approchais pas, hésitait à fuir. Je m'adressai à elle, parlant suffisamment fort pour être sûre d'être entendue, mais d'une voix relativement grave. Les sons graves avaient tendance à rassurer les chevaux, ce que je savais. Et je voulais montrer à Légende que, même si j'appartenais à une espèce qu'elle haïssait plus que tout, j'étais différente. Et qu'elle pourrait s'appuyer sur moi, que je ne la brusquerais pas.

« Je m'appelle Rhéa. Tu me verras régulièrement, à partir de maintenant. Et tu vas voir, toi et moi, on va bien s'entendre. Tout va bien, d'accord ? Venir sera ton choix. Tu as tout le temps que tu souhaites, je ne suis pas pressée. Je suis de ton côté. Quoi que tu fasses. »

Et je le pensais. Quoi qu'elle décide, j'attendrais qu'elle soit prête. Parce que, un cheval n'étant jamais mauvais de nature, je savais qu'elle le serait un jour. Prête. Je l'espérais. Elle n'avait pas confiance. A sa place, je n'aurais pas confiance non plus.

J'observais la jument. Elle était démusclée. D'ici, je pouvais voir son antérieur blessé. Ce n'était pas une fracture ouverte, ce qui aurait occasionné une piqûre sur le champ. Une plaie infectée ? Une élongation ? Une déchirure du tendon ? Nous verrions avec le temps. Le soleil ne se reflétait pas sur sa robe ternie et sale, et des dreadlocks pendaient dans sa crinière et sa queue emmêlées. Elle n'avait pas du voir un pansage depuis... Depuis l'accident ?

Elle m'observa longtemps. Au fur et à mesure que les minutes passaient, elle se détendait, voyant que je ne bougeais pas. Et surtout, que je ne cherchais pas à m'approcher d'elle. Elle baissa la tête et claudiqua sur un mètre ou deux, en parallèle de moi, sans s'approcher. Elle baissa la tête et brouta une touffe d'herbe, sans me quitter du regard, une oreille pointée dans ma direction, l'autre en avant. Je regardais l'heure sur ma montre. J'avais encore un bon bout de temps à lui consacrer. Elle avança encore de quelques pas en peinant, broutant à nouveau une ou deux touffes d'herbe. Le ruisseau se trouvait sur ma gauche. Elle s'y dirigea et se désaltéra. Mais elle me surveillait toujours, une de ses oreilles pointée vers moi en permanence.

Afin qu'elle s'habitue à moi – surtout au ton de ma voix – je lui parlais de mes chevaux, de la vie au domaine avec eux, de nos séances de travail, de grattouilles ou de pansages... Je lui racontai la pluie et le beau temps. Elle m'écoutait. C'était tout ce qu'elle faisait, m'écouter. Mais au moins, elle ne fuyait pas. Elle s'habituait à ma présence. Une bipède dans son endroit à elle, c'était déjà beaucoup. Fuir risquerait d'endommager encore plus son antérieur, il fallait que j'évite d'occasionner une nouvelle blessure. Heureusement, le paddock était plat, sans doute prévu pour un cas de figure comme celui là.

Elle fit quelques pas dans ma direction, diminuant la centaine de mètres en environ 80 mètres. Puis, face à moi, elle attendit. Quoi, je l'ignore. Mais seule ses oreilles et le fait qu'elle se secoue prouvaient qu'elle était encore consciente du monde qui l'entourait. Mon regard était fixé sur elle, j'étudiais son comportement. Je repérais l'agacement que lui prodiguaient les mouches. L'incertitude mélangée à la peur à mon sujet. Je crus apercevoir dans ses yeux de la douleur dans certains de ses déplacements. Elle portait tout son poids sur son autre antérieur.

Légende se secoua, élevant un nuage de poussière autour d'elle. Je souris. Le temps me rappela à l'ordre et, la nuit tombant, après trois bonnes heures sans bouger du paddock de Légende, le dos contre la souche d'arbre, je décidais que ça suffisait pour aujourd'hui. Tout doucement, sans tourner le dos à la jument et tout en lui parlant d'une voix rassurante, je me relevai, posai quelques bonbons pour chevaux sur la souche de l'arbre et me dirigeai vers la sortie du pré.

« Je reviendrais vite, ne t'inquiète pas. »

J'eus le temps d'apercevoir Légende claudiquer vers la souche d'arbre, sentir longuement les bonbons et, délicatement, les manger l'un après l'autre après avoir humé l'air un moment. Sans doute pour faire connaissance avec mon odeur. Je souris et quittai les paddocks de Rescue Me.





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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mar 6 Juin - 21:36

Une nouvelle vie pour la belle Légende Very Happy ?

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mar 6 Juin - 22:06


Rhéa & Légende :
seconde visite
« Je ne fais pas confiance facilement. Alors quand je te fais confiance, s'il te plaît, ne me le fait pas regretter. »

Après ma longue journée de boulot, ce fut enfin l'heure de la détente qui fut indiquée par ma montre. Je décidai de commencer par une petite visite à Légende, la Paint Arabian que j'avais rencontré hier et à qui j'avais décidé de tenter de redonner confiance en l'homme. Ou au moins, à la rendre moins sauvage afin que l'on puisse soigner son antérieur blessé, qu'elle ne reste pas boiteuse et terrorisée à vie.

Je marchais sur l'herbe qui menait aux paddocks, me dirigeant vers celui de Légende sans hésiter. Comme hier, j'aperçus la pie palomino qui broutait tranquillement vers le fond de son paddock. Je commençais à me dire qu'elle ne s'approchait pas de la barrière. Peur du bipède qui passait par là régulièrement pour aller visiter tel ou tel cheval ? J'émis un léger sifflement, avertissant ainsi la jument de ma présence. Le même qu'hier. Peut être qu'elle me reconnaîtrait. Je me hissai par dessus la barrière puis je sautai dans le pré, mon sac à dos sur le dos. Légende avait relevé la tête et m'observait. Sans me préoccuper vraiment d'elle, je repérai visuellement la souche d'arbre à laquelle je m'étais adossée la veille et, en marchant calmement, je me dirigeai vers elle. La jument s'éloigna en claudiquant de quelques pas quand elle me vit bouger, mais elle s'immobilisa lorsqu'elle s'aperçut que je ne me dirigeais pas vers elle. Contrairement à tous ceux qui entraient dans son paddock ? Je ne saurais le dire mais je me posai la question.

Je m'assis contre la souche, à la même place qu'hier, après avoir posé mon sac à dos à côté de moi. J'en tirais un peu de matériel de dessin, c'est à dire une chemise, de laquelle je sortis une feuille blanche, un crayon à papier, une gomme et un fusain. Puisque j'allais rester un moment, afin qu'elle s'habitue à ma présence, et que je lui laisserais le temps qu'elle voudrait avant d'entamer une nouvelle étape qu'était l'approche – elle me montrerait lorsqu'elle serait prête à franchir le cap – autant que je m'occupe. Petit à petit, j'espérais qu'elle accepterait de me laisser une chance d'entrer dans son monde et, peut être, de conquérir goutte par goutte sa confiance. Qui sait, peut être qu'un jour, nos chemins ne formeront plus qu'un ?

Je remontai un peu mes genoux, chemise dessus, puis je tournai mon regard vers Légende. La jument m'observait, sans bouger, oreilles pointées vers moi. Elle était loin et ne manifestait pas le moindre signe de peur ou d'agressivité.

« Tout va bien ma belle, c'est moi. Tu m'as vue hier, tu te souviens ? » fis-je assez fort pour qu'elle m'entende.

Ses oreilles s'agitèrent un peu, mais ce fut le seul signe qui montrait qu'elle m'avait entendue. Je souris puis j'entamai mon dessin, alors que je me servais d'elle comme modèle. Enfin, plus exactement, je me servais d'elle comme modèle en lui intégrant un peu de poids et de muscles, telle que je l'imaginais une fois bien soignée, avec une robe pansée, une crinière démêlée, des sabots parés et le même poids sur les quatre pieds.

Légende claudiqua un peu vers moi, franchissant petit à petit une certaine distance, s'arrêtant à une cinquantaine de mètres. Elle était sur le qui-vive, prête à bouger au moindre signe de mouvement de ma part autre que celui du grattement du crayon sur la feuille. On aurait dit qu'elle se faisait violence, hésitant entre la peur et la curiosité de savoir ce que faisait la bipède dans son pré qui ne se préoccupait qu'à peine d'elle.

Les minutes passèrent, devant des heures, alors que je continuais tranquillement mon dessin. Une fois que je l'eus terminé, je jetais un œil à Légende en rangeant mon matériel. Elle s'était un peu approchée, j'aurais dit de trois ou quatre pas. C'était toujours mieux que rien ! Avec un sourire, je déposai, comme la veille, quelques bonbons pour chevaux sur la souche d'arbre. Je rajoutais une pierre à sel au goût de carotte. Avec un peu de chance, elle la mangerait. Je me levai, frottai mon pantalon, lançai un « au revoir » à Légende puis quittai le paddock. Je vis, comme la veille, la jument claudiquer jusqu'à la souche et sentir mes cadeaux, avant de les manger délicatement. On avancerait avec le temps.





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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Jeu 8 Juin - 18:07

Tout ça avance doucement, mais sûrement ^^ !

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Dim 11 Juin - 15:58


Rhéa & Légende
« Je ne fais pas confiance facilement. Alors quand je te fais confiance, s'il te plaît, ne me le fait pas regretter. »

Comme d'habitude, une fois arrivée à la partie du Haras réservée aux chevaux à soigner de leurs traumatismes, je me dirigeai vers le paddock de Légende. La jument commençait à me voir comme quelqu'un de gentil, ce qui est déjà un énorme progrès. Je pouvais entrer dans son pré sans problème, elle me regardait. Elle ne fuyait pas.

J'avertis la jument de mon arrivée par le sifflement habituel, ce qui eut pour effet de lui faire lever la tête, les oreilles pointées dans ma direction. Avant de rentrer dans le pré, je l'observai. Les compléments qui lui étaient donnés dans sa ration depuis son arrivée commençaient à faire effet, elle avait repris un peu de poids et sa robe pie palomino était un peu moins terne, bien qu'elle soit sale, et ses crins, emmêlés. J'ouvris la barrière et m'engouffrai dans le pré, avant de la refermer derrière moi. Je me dirigeai vers la souche d'arbre, déposai mon sac à dos par terre et, comme d'habitude, je m'assis, dos appuyé contre. Légende claudiqua vers moi, s'arrêtant à une cinquantaine de mètres. Elle s'approchait de plus en plus de moi à chacune de mes visites, ce qui m'indiquait qu'elle s'habituait peu à peu à moi. Elle me jaugeait. Aujourd'hui, ce ne serait pas un dessin que je ferais, je me contenterais de lire le bouquin que j'avais apporté.

« Salut ma belle. Comment ça va aujourd'hui ? » fis-je doucement à la jument.

Ses oreilles s'agitèrent et elle secoua la tête. Je soupçonnais les mouches. Puis, hésitante, elle fit quelques pas vers moi avant de baisser la tête et, sans me quitter des yeux, elle brouta une touffe d'herbe. Je sortis mon bouquin du sac à dos et, sans plus prêter attention à la jument, je me plongeai dans l'univers fantastique qu'il décrivait. Je tournai les pages, absorbée par le bouquin. Je ne remarquais pas les minutes qui passaient. Je ne remarquais pas davantage les allées et venues autour des paddocks de Rescue Me, visites pour les différents chevaux, soigneurs, vétérinaires... Ces chevaux nécessitaient des soins mais la plupart étaient inapprochables, ce qui nécessitait une anesthésie dans les cas d'urgence. Plongée dans le livre, je ne vis pas Légende se rapprocher, pas par pas, doucement, de façon hésitante. Je n'y fis attention que lorsqu'elle effleura mes bottes du bout des naseaux. Stupéfaite, je n'osai même plus respirer. La jument s'immobilisa en reculant un peu la tête. Nous restâmes comme ça plusieurs minutes. Puis elle tendit ses naseaux vers moi. Je restais immobile. Elle huma mon odeur. Doucement, je bougeai ma main. La jument recula de quelques pas. Je sortis de ma poche un bonbon à la fraise que je lui tendis, la main bien à plat.

« Tiens c'est pour toi. Je sais que tu aimes ça, tu les manges quand je m'en vais, d'habitude ! » fis-je.

Je parlais d'une voix calme, essayant de ne pas transmettre à ma voix l'euphorie que je ressentais à cet instant. Plusieurs minutes passèrent sans un mouvement, de la jument ou de moi. Puis elle tendit son encolure au maximum, avança de deux pas, prit délicatement le bonbon et recula. Je souris.

« C'est bien ma belle. Alors, gourmande ? »

Je pris un second bonbon dans ma poche et le même manège recommença. Elle recula après l'avoir pris. Au troisième, elle ne recula pas. Une fois qu'elle eut mangé le bonbon, elle renifla ma main, toujours tendue et ouverte. Puis elle me lécha. Elle franchit la distance qui nous séparait, histoire d'avoir le cou moins tendu. Je posai doucement mon bouquin sur le sol, à côté de moi, et je m'assis en tailleur. Légende hésita à bouger puis choisit finalement l'immobilité, quand elle vit que je ne me levai pas. Je tendis à nouveau ma main à la jument. Légende releva un peu la tête, puis à nouveau, se rapprocha.

« Tout va bien, je ne vais pas te faire de mal. »

La paint arabian m'écoutait, à l'affût du moindre danger. Je bougeai un peu ma main et j'effleurai doucement la jument entre les naseaux. Elle frémit au contact, comme un manque d'habitude de caresses. Je soupçonnais que la gamine ne devait pas beaucoup lui en faire, même quand ce qu'elle faisait était bien. Ni en récompense, ni en simple envie de la caresser. Avec moi, elle y aurait droit souvent. Un peu hésitante, je remontais doucement vers le front de la jument, qui baissa un peu la tête. Peut être qu'elle s'autorisait à croire que je n'étais pas là pour lui faire du mal ? Je lui frottais doucement le front en petits cercles. Légende appuya sur ma main, comme pour m'enjoindre de continuer, ce que je fis. Puis je me levai doucement, afin de ne pas l'effrayer. Elle recula de plusieurs pas, légèrement affolée, mais elle ne s'enfuit pas. Je lui tendis à nouveau un bonbon. Hésitante, Légende tendit l'encolure. Hésitante, certes, mais gourmande aussi ! Je souris et je lui parlais. Elle franchit à nouveau d'elle-même la distance jusqu'à ma main, et je repris mes caresses sur son front. Légende se détendait peu à peu, je sentais la tension des muscles réduire. Par moment, je laissai glisser ma main le long de son chanfrein en une longue caresse avant de recommencer à lui frotter doucement le front en cercles. J'enlevai une petite brindille de son toupet, fourni et emmêlé.

« Un bon pansage te ferait du bien. Tu crois qu'on le tente ? » fis-je doucement.

Je ne voulais pas la brusquer, mais un pansage devenait urgent. En plus, ça me permettrait probablement d'examiner son antérieur. Au moins un brossage ? Je regardais la jument, réfléchissant à l'attitude à adopter. Au pire, elle était en liberté. Je pouvais lui présenter la brosse, et si elle refusait, je n'insisterais pas. D'un autre côté, elle semblait tellement en manque d'affection qu'il était possible qu'elle accepte. Le matériel de dessin ne semblait pas l'effrayer. Le livre non plus. Alors la brosse ? Je décidais d'essayer. Je pris la brosse dans mon sac et je la présentais à la jument. Elle ouvrit les naseaux et respira fort. Je la caressai en lui parlant d'une voix apaisante. Elle tenta de grignoter les poils du bouchon. Avec un sourire, je laissai glisser la brosse sur le chanfrein. Légende s'immobilisa brusquement. Elle me fit de la peine, elle devait s'attendre à prendre un coup. L'immobilité était-elle pour elle le seul moyen de ne pas en prendre ? Je me glissai sur son côté gauche. Elle ne bougea pas. Avec douceur, je passai le bouchon sur son encolure, retirant des plaques entières de poils qui tombaient sur le sol, en plus de la boue séchée. La poussière volait. Je passai de l'encolure à l'épaule, je m'occuperais de la crinière et de la queue de Légende une autre fois. Légende semblait apprécier le brossage. Ça devait la démanger.

Avec délicatesse, je lui passai le bouchon partout. Elle se montra particulièrement sensible au niveau du ventre et de l'intérieur des cuisses, mais sinon, elle resta parfaitement immobile. J'avais découvert quelques petites plaies et coupures mineures, qui se soigneraient seule. Légende portait également plusieurs cicatrices, probablement dues à une cravache ou une chambrière pour celles sur la croupe et les flancs, et à des éperons pour celles derrière le passage de sangle.

« Ma pauvre, mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? »

Une fois ces constatations effectuées, je me préoccupai de son antérieur gauche. Il était enflé et chaud, à la palpation. Mais il n'y avait pas de plaie apparente et Légende évitait de s'appuyer dessus. Je n'étais pas vétérinaire mais on aurait dit une entorse. Pour l'instant, il était bien trop tôt pour envisager de l'approcher pour des soins, donc pour l'instant, ça devrait rester comme ça. J'essayerais, la prochaine fois, de lui envelopper l'antérieur dans un bandage, histoire de favoriser la circulation et de soutenir son antérieur.

Je restais encore un moment à la caresser et à lui donner quelques bonbons, tout en lui parlant, puis j'estimais que c'était bien assez pour aujourd'hui. Je lui dis au revoir et, sur une dernière caresse, je récupérais mon livre et mon sac puis je quittais le paddock de la paint arabian.





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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 12 Juin - 14:40

Rhéa & Légende
Accoudée à la barrière du paddock de Légende depuis une bonne demi-heure déjà, je regardais les reflets du soleil sur la robe pie palomino. La jument broutait tranquillement, avançant occasionnellement d'un ou deux pas. Elle m'avait observé plusieurs minutes puis, m'ayant reconnue, avait continué son chemin. Le brossage de la veille lui avait fait beaucoup de bien. J'avais retiré toutes les plaques de poils et la boue séchée de sa robe, révélant ainsi les cicatrices et mettant à jour quelques égratignures qui pourraient maintenant cicatriser.

Mon sac à dos habituel était posé au sol à côté de moi. Je m'étais munie de démêlant et d'une brosse à crin, ainsi que d'une paire de ciseaux. Je serais sans nul doute obligée de couper les dreadlocks, mais je comptais sauver un maximum de crinière et de queue qu'il me serait possible. J'avais également amené un cure-pieds, de la graisse à sabots et, bien sûr, un bandage que j'enroulerais autour de l'antérieur blessé de la jument afin de le soutenir. J'avais également une crème pour les muscles, chocs, hématomes et contusions chez les chevaux. J'espérais que ça serait efficace. En tout cas, ça ne lui ferait pas de mal.

Je me saisis de mes affaires puis me hissai par dessus la barrière, retombant souplement à l'intérieur. Puis je me dirigeai, de la même façon que d'habitude, vers la souche d'arbre, à laquelle je m'adossais. Légende releva la tête et me regarda traverser son paddock, les oreilles pointées vers moi. Puis, après une hésitation, elle claudiqua vers moi, s'arrêtant à une assez courte distance. Puis elle brouta quelques touffes d'herbe, qu'elle mangea en prenant son temps.

« Coucou ma belle ! Pour aujourd'hui, je vais tenter un pansage un peu plus en profondeur. Qu'est-ce que tu en dis ? Ça te dit, les grattouilles de la brosse, aujourd'hui ? » fis-je d'une voix douce.

Légende secoua doucement la tête, comme pour acquiescer, ce qui me tira un sourire. Puis je lui tendis la main, appâtant la jument par la gourmandise. Elle hésita puis l'estomac prit le dessus et elle s'approcha pour manger la friandise. Je me levai tout doucement, puis m'assis sur la souche d'arbre avant de tendre une nouvelle friandise à la jument pie. Celle-ci ne se fit pas prier pour la manger. Avec un sourire, je tentai une caresse sur le chanfrein. Légende recula d'un pas, puis s'immobilisa. J'en profitai pour me lever et franchir le pas qui nous séparait. Je lui grattouillai affectueusement le front plusieurs minutes. La jument appuyait de plus en plus sur ma main, signe qu'elle appréciait le moment. Je lui parlai de ma journée, de ce que j'avais fait, de ce que je projetais... Le son de ma voix semblait l'apaiser, tant que je restais calme, elle faisait de même. Sa sensibilité m'aiderait probablement lorsque j'envisagerais de la conduire hors de son paddock ou une petite séance de travail en liberté une fois qu'elle serait prête.

Je me saisis ensuite du bouchon, que je présentais à la jument de la même façon que la veille. Je ne cessai pas de lui parler. Légende sentit la brosse puis s'en désintéressa. Je commençai à brosser son encolure, sous l'épaisse crinière emmêlée, puis je continuai avec l'épaule, l'antérieur, le garrot, le dos, le flanc, le ventre, la croupe et le postérieur. Je fis de même de l'autre côté. Je prenais mes précautions pour les parties du corps de la jument un peu plus sensibles, que j'avais repérées la veille, et j'insistai particulièrement sur celles que Légende appréciait. Je ponctuai le brossage de caresses régulières, créant ainsi un lien avec elle. Légende avait étendu l'encolure et profitait du moment. Seuls les mouvements de ses oreilles à mes paroles montraient qu'elle était encore consciente du monde qui l'entourait. Elle était presque détendue. Une fois le brossage terminé, je la massai, tentant de dénouer un peu les muscles tendus. A une ou deux reprises, elle s'éloigna de la pression, mais globalement, elle se montra coopérative, appréciant une affection qu'elle n'avait probablement jamais eu. Ou en tout cas, pas depuis un très long moment.

Je me saisis ensuite de la paire de ciseaux, que je présentais également à Légende. En tant qu'ancien cheval de concours, elle avait du en voir plus souvent qu'à son tour, tout comme du démêlant et une brosse à crins. Je coupais sans état d'âme les quatre dreadlocks irrécupérables, puis j'appliquai le démêlant sur la crinière de la jument. Je me saisis de la brosse à crins, soupirai devant l'ampleur de la tâche, puis je m'y attelai. Mèche par mèche, je retirais les saletés, chardons, brindilles et feuilles. Je dus reposer plusieurs fois mes bras, fatigués de se battre. Immobile, sage comme une image, Légende ne bougeait pas, forçant dans l'autre sens lorsque je tirais. De temps à autre, je lui donnais un morceau de pain pour la récompenser de son calme, en plus des caresses régulières. Ma décontraction et mon attitude confiante aidait la jument à garder son calme. Enfin, je vins à bout de la crinière et du toupet. Je me saisis des ciseaux et je raccourcis la crinière pour qu'elle fasse environ la taille de mon avant-bas. Je lui donnerais une vraie forme plus tard, mais c'était surtout pour qu'elle soit plus courte, plus facile à entretenir, et qu'elle continue à protéger l'encolure de Légende des mouches et autres bestioles piquantes. Je décidai ensuite de m'attaquer à la queue de la jument. J'enduisis les crins d'une dose très généreuse de démêlant, puis je m'attaquais aux mèches claires, retirant les saletés et les nœuds. Je coupai deux mèches, bien trop emmêlées. Mais globalement, je fus satisfaite de mon intervention. Je la raccourcis au niveau des boulets de la jument. Je voyais qu'elle n'appréciait pas particulièrement que je tire sur sa queue, mais elle ne bougea pas des soins. Le fait de savoir qu'elle était libre et qu'elle pouvait fuir devait probablement la décider à rester.

Au tour des sabots maintenant ! Ils étaient un peu longs mais paraissaient en bonne santé. Il était bien trop tôt pour le maréchal pour le moment. Je pris le cure-pieds et je laissai glisser ma main le long de son antérieur gauche, l'encourageant à déplacer son poids sur l'autre côté. Elle me donna son pied, en cheval habitué à être manipulé. Je crois même qu'elle devait s'attendre à recevoir des coups, elle s'empressait d'être coopérative. Je lui curai le pied mais je dus forcer sur la boue séchée. Je fis la même chose pour les trois autres pieds. Aucun signe de crevasse ou de fourchette pourrie, ce qui était déjà une sacrée épine du pied enlevée ! Je les graissai ensuite, histoire de les nourrir un peu. Légende ne résista pas davantage.

Je reculai un peu et admirai mon œuvre. La jument se secoua fortement, dégageant un peu de poussière. Je souris. Elle était déjà bien plus nette et maintenant, on voyait la différente entre le palomino et le blanc, entre sa crinière et sa robe. Je me rapprochai un peu et je lui tendis une pomme. Elle croqua dedans, mangea son morceau, puis je lui donnai le second. Puis je restai un moment à la caresser, à lui parler et à la grattouiller. Je me disais que j'étais bien contente du travail accompli aujourd'hui. Légende se laissait faire de plus en plus volontiers, elle faisait d'énormes progrès. Bien sur, ils étaient fragiles, et une fois ou deux, j'avais bien senti qu'elle s'attendait à recevoir des coups si elle ne se montrait pas suffisamment coopérative. Mais au moins, elle ne fuyait pas. Qui sait, peut être que les réflexes dus à la maltraitance disparaîtraient un jour, avec le temps ! Je lui fis un bisou entre les naseaux puis je rangeai le matériel avant de me diriger vers la sortie du paddock.

Légende me suivit sur quelques pas, puis elle s'arrêta et me regarda m'en aller. Je lui promis de revenir vite et je quittai le paddock.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 12 Juin - 18:05

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Jeu 15 Juin - 18:04

Rhéa & Légende
Alors que je me rendais aux paddocks de Rescue Me, mon regard fut attiré par la jument pie palomino dont je m'occupais régulièrement. Elle allait beaucoup mieux. Sa robe, auparavant terne, brillait maintenant sous les rayons du soleil. Même si elle manquait toujours de muscles, elle avait repris du poids, ce qui lui allait vraiment bien. Sa crinière et sa queue démêlées et coupées correctement lui donnait l'air d'un cheval plus entretenu. Si avant je la trouvais belle, maintenant elle était tout simplement magnifique. Une fois remusclée, on pourrait la qualifier de sublime, j'étais prête à le parier !

Comme d'habitude, je sifflai en arrivant à la barrière. Légende releva la tête du ruisseau, dans lequel elle était en train de se désaltérer, pour fixer son doux regard sur moi, ses oreilles pointées dans ma direction. J'ouvris la barrière, mon fidèle sac à dos à la main, et je pénétrai dans le territoire de la jeune jument. Elle se dirigea en claudiquant un peu vers la souche d'arbre. Elle devait sans doute savoir que c'est vers elle que j'irais ensuite. Je n'allais pas frontalement vers Légende d'habitude, ce serait une première. J'espérais qu'elle n'y réagirait pas mal. A pas mesurés, je m'y rendis également. La jument me regarda m'approcher. Je commençais à me demander si ce n'était pas les friandises qui l'attiraient !

Je déposai mon sac à dos à terre puis je tendis ma main. La paint arabian tendit l'encolure et huma mon odeur avant de poser son bout du nez dans ma paume. J'effleurai ses doux naseaux du bout des doigts tandis qu'avec mon autre main, je lui frottais doucement le front, durant plusieurs minutes. Elle profita de la caresse de la façon habituelle : comme si c'était la dernière.

« Tu sais, tu en auras bien d'autres de ma part, ma grande. C'est promis. »

Je continuais à la caresser pendant un petit moment, juste à profiter de sa présence. Puis je décidais de m'attaquer à son pansage, que je fis relativement rapidement, puisqu'elle était bien plus propre. Je la brossai énergiquement, je démêlai sa crinière et sa queue puis je lui curai et lui graissai les pieds. Lorsqu'elle se laisserait enfin approcher, il faudrait faire passer le maréchal ferrant. Je sortis ensuite le bandage que j'avais mis la dernière fois et j'examinai l'antérieur de la jument. En le palpant, je remarquais qu'il avait déjà bien désenflé. Il était également moins chaud, bien que toujours un peu. J'appliquai à nouveau la crème dessus et je refis le bandage en m'assurant qu'il ne gênait pas les mouvements de la jument. Je lui tendis une carotte, qu'elle mangea avec manifestement beaucoup de plaisir. Encore plus qu'avec les bonbons ou la pomme.

« Tu préfères les carottes... Je note ! » lui fis-je.

Elle suivit ma main du bout du nez avec un espoir manifeste d'une seconde carotte. Je lui souris et je la caressai. Elle me regarda d'un air dépité qui me fit rire. Je lui en donnerais une autre tout à l'heure. Je sortis le licol et je le lui tendis. Elle releva brusquement la tête, oreilles en arrière, et elle recula de plusieurs pas. Je restais immobile.

« Tout va bien, ma belle. Je te promet que je ne te ferais pas de mal. D'accord ? »

Ma voix calme sembla l'apaiser un peu mais je voyais bien qu'elle n'était pas rassurée. Elle finit par se calmer au bout de plusieurs minutes, lorsqu'elle vit que je n'allais pas lui faire de mal avec. Avait-elle été frappée avec du matériel ? Si c'était le cas, ce serait problématique, mais avec de la patience et du temps, nous y arriverions. Doucement, je commençai à bouger, licol en main. Légende s'éloigna, fit un écart, se mit à trembler, mais elle restait près. Je passai le licol sur mon épaule et je m'approchai d'elle, en lui tendant une carotte. Elle la prit du bout des lèvres et recula.

« Là, c'est bien ma belle. Du calme. »

Je la caressai un long moment, jusqu'à ce qu'elle oublie le licol. Puis je le repris en main et je recommençai. Elle ne bougea pas mais l'appréhension se lisait dans ses yeux. Je lui caressai l'encolure avec le licol. Elle se remet à trembler mais resta en place. Je continuai jusqu'à ce qu'elle se détende. Puis je la caressai partout avec. Une fois détendue avec le licol, je lui donnai deux carottes et je la félicitai. Je le lui enfilai et étrangement, elle ne réagit pas. Peut être avait-elle moins peur une fois qu'il était sur sa tête puisque je ne risquais plus de la frapper avec.

« Qu'est-ce qu'ils t'ont fait... L'étendue des dégâts est bien pire que ce que je pensais on dirait. Mais toi et moi, on s'en sortira. Ensemble. D'accord ? »

Je restais un moment à la caresser et lui faire des grattouilles. Puis mes propres chevaux attendant ma visite, je décidai d'y aller. Je lui tendis une dernière carotte puis je quittai le paddock. Légende me suivit sur plusieurs mètres, un peu plus que la veille, puis elle s'arrêta et me regarda m'en aller, le licol toujours sur la tête. Je le lui enlèverai demain puis le lui remettrai. Nous verrions ce que ça donnerait une fois bien désensibilisée. Une fois qu'elle aurait compris que je ne lui ferais jamais de mal.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Jeu 15 Juin - 18:14

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Jeu 22 Juin - 14:55

Rhéa & Légende
Alors que le soleil réchauffait mon dos, j'observais l'humaine qui venait me voir régulièrement. Si d'habitude, j'étais terrorisée par les bipèdes, celle-ci ne me faisait pas peur. Étrangement, on aurait dit qu'elle n'attendait rien de moi. Elle venait, me donnait de bonnes choses à manger, me faisait un bon pansage, puis repartait. Simplement. Pas d'obstacles à franchir. Pas de cravache pour me frapper. Aucune violence à mon encontre. Simplement une visite. Des grattouilles et des caresses à n'en plus finir, ce que j'appréciais. Au début, elle me faisait aussi peur que les autres. Mais avec le temps, chacune de ses visites me perturbait plus que la précédente. Que voulait-elle de moi ? Elle m'apportait toujours de bonnes choses. Sans rien me demander en retour.

Elle longeait mon pré en me regardant, son fidèle sac avec elle. Je pointais mes oreilles, lui montrant ainsi mon intérêt. J'avais appris à reconnaître son pas. Et le sifflement habituel qu'elle produisait en arrivant. Elle m'avertissait de sa présence, je savais qu'il s'agissait d'elle. Pour la première fois, je décidais de ne pas l'attendre, d'aller plutôt vers elle. Aussi claudiquai-je dans sa direction alors qu'elle escaladait la clôture. Voyant que je me dirigeai vers elle, elle s'immobilisa, attendant sans doute que je fasse le premier pas. Voulait-elle ne pas paraître menaçante ?

Une fois près d'elle, je tendis mes naseaux vers sa poche, cherchant une carotte. Ben quoi, autant profiter des bonnes choses, non !? Un sourire éclaira son visage et elle en prit une qu'elle me tendit. Je croquai dedans avec délice. Un vrai régal ! Elle frotta doucement mon front alors que je mangeai. J'appuyai ma tête contre sa main.

Elle sortit la brosse et me laissa la sentir, avant de me la passer. Elle frotta énergiquement, surtout au niveau du garrot, elle avait compris que j'adorais ça. Et passa rapidement, en revanche, sur mon ventre. Elle parsemait le brossage de caresse et me parlait en permanence. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle disait, mais sa voix calme et apaisante me rassurait, aussi restais-je en place tout le temps du brossage. Elle me cura les pieds, qu'elle graissa également. Je lui donnais chacun de mes membres sans résistance, habituée. Bizarrement, elle ne me frappait pas. Elle démêla ma crinière et ma queue, puis elle zyeuta mon antérieur blessé. Elle défit le bandage avec des gestes sûrs et précis puis le palpa. A la recherche de quoi ? Je sais qu'elle m'appliquait une crème qui me faisait du bien, et le bandage m'avait aidé. La douleur était pratiquement partie et mon antérieur, plus du tout enflé. Je boitais encore un peu mais beaucoup moins, c'était maintenant léger. Elle me massa l'antérieur avec la crème puis refis le bandage de façon assurée, tendant bien la bande en prenant garde à ne pas couper la circulation sanguine.

Une carotte récompensa mon attitude durant le pansage. Je l'engloutis avec un plaisir évident. Elle approcha ensuite les mains de ma tête et défit le licol qu'elle m'avait mis hier. Je ne réagis pas mais une angoisse me noua l'estomac tandis que des souvenirs affluaient. Je plaquais mes oreilles en arrière et relevait la tête, même si je restais immobile. Elle me caressa en me parlant, puis fit de même avec le licol. Suspicieuse, je l'observais, sans pouvoir maîtriser mes tremblements. Je finis par me calmer, au bout de plusieurs minutes. Elle me remit le licol et accrocha la boucle, avant de me caresser.

Je commençai à penser qu'elle ne me ferait pas de mal, jamais. Pourtant, je refusai d'espérer, ma mémoire restant marquée au fer rouge par l'enfant gâtée qui m'avait maltraitée. Rhéa sortit une longe de son sac. Je reculai en catastrophe, la tête haute. Je respirais fort. Des coups. Nombreux, violents. Semblant comprendre, elle recula de quelques pas et s'accroupit dans l'herbe. Elle était complètement à ma merci. Son attitude me détendit un peu. Elle ne m'imposait pas la longe. Elle ne m'imposait rien. Elle était juste là. Cherchait-elle à me montrer qu'elle était de mon côté ? Elle ne me paraissait plus menaçante, malgré la longe dans sa main. Elle me tendit l'autre main. J'hésitai plusieurs minutes. Puis je fis un pas vers elle. Un second. Un troisième... Je franchis pas à pas l'espace qui nous séparait puis je l'autorisai à me caresser. Cependant, je ne quittais pas des yeux l'objet du mal. Elle me la montra. Je relevai la tête, oreilles en arrière. Elle se releva et me caressa l'encolure avec la longe. Je ne bougeai pas. Elle l'accrocha au licol puis la passa par dessus mon encolure et la noua, faisait une sorte de collier relié au licol. Elle devait probablement penser qu'ainsi, si je prenais peur, je ne risquais pas de marcher sur la longe. Elle me caressa et me tendit un bonbon pour chevaux à la fraise. Pas aussi bon que les carottes, mais bon quand même !

Elle tira sur la longe, afin de me faire céder et avancer. Contrainte. Peur. Je tirais brutalement en arrière et elle lâcha sans insister. Elle me parla d'une voix douce. Et réitéra l'expérience. Cette fois ci, je fis un pas. Elle me félicita, toute contente. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir... Dès qu'elle saisit la longe, avant même qu'elle tire dessus, je marchais vers elle alors qu'elle reculait. Puis elle se plaça à côté de moi et, longe en main juste en dessous du licol, nous marchâmes un moment. Elle me fit tourner, marcher, m'arrêter... nous nous promenâmes de cette façon dans tout le pré. Je crois qu'elle cherchait juste une écoute. Je ne sentais pas de peur en elle. Pas davantage que de l'impatience ou de la colère. Juste de la confiance et du calme. Par moment, de la joie. Quelquefois, un peu de stress, comme lors de ma réaction au début de la longe. Mais ça disparaissait suffisamment vite pour ne pas me faire craindre un danger. Elle me félicitait souvent, m'offrant des caresses à tour de bras, marques d'affection que j'appréciais bien plus qu'elle ne pouvait le deviner. Elle venait me voir depuis un moment et elle n'avait jamais eu la moindre agressivité ou un seul geste brusque envers moi.

Elle détacha ensuite la longe de mon cou et nous reprîmes notre promenade dans le pré. Je choisis de lui faire confiance, ce qui paya. Elle finit par détacher la boucle du licol, me laissant en parfaite liberté. Puis elle se dirigea vers la souche d'arbre. Au début, je la regardai avec curiosité. Puis je la rejoignis au trot. Même si je boitais encore légèrement, je n'avais pratiquement plus mal et mon antérieur ne me gênait presque plus. Une fois à sa hauteur, je calquai mon pas sur elle et nous marchâmes côte à côté jusqu'à l'arbre, ou se trouvait le sac. Elle rangea licol et longe puis me donna une carotte. Elle me caressa un moment, m'en offrit une dernière puis je la raccompagnais jusqu'à la barrière, qu'elle franchit par escalade.

J'étais presque triste de la voir partir...
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Jeu 22 Juin - 17:15

J'adore quand c'est du point de vue du cheval, on découvre vraiment ses sentiments et ses pensées ainsi I love you !

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+6 Trèfle (je t'en donne un en cadeau parce que j'adore vraiment ton résumé <3 !)

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Sam 24 Juin - 17:04

Rhéa & Légende
Un sifflement aigu me parvînt alors que je me roulais dans une grosse plaque d'herbes hautes, me grattant ainsi efficacement le dos. Un sifflement que je reconnus. Je l'ignorai, terminant de me gratter le dos avec application. Je me hissai sur mes jambes et me secouai, la poussière volant autour de moi. Le sifflement retentit à nouveau. C'était elle. Elle ne pouvait pas me voir de là-bas, c'est sans doute pourquoi elle m'appela une seconde fois.

Je pris un trot énergique vers l'endroit d'où provenait le sifflement. Je la vis m'attendre de l'autre côté de la barrière. Comme si elle attendait ma permission pour entrer. Ce serait bien la première à attendre ! Autant que je me souvienne d'ailleurs, elle avait toujours attendu que je sois dans son champ de vision – et elle dans le mien – avant de pénétrer sur mon territoire. Je m'arrêtai, les oreilles pointées vers elle, alors qu'elle franchissait la barrière. Elle fit quelques pas vers la souche d'arbre, comme d'habitude. Pour la première fois, je fus un peu vexée qu'elle ne vienne pas me voir. Je décidai d'aller à sa rencontre pour qu'elle me prête un peu d'attention. Je trottai vers elle, m'arrêtant en face, à quelques pas. Elle franchit l'espace qui nous séparait sans hésitation et me frotta le front.

Je profitai de la caresse qu'elle m'offrait lorsqu'un bipède l'appela. Aussitôt, je me raidis et je renâclai, tête haute et oreilles plaquées en arrière. Rhéa s'écarta un peu de moi, ce qui étonna la partie de moi qui n'était pas totalement concentrée sur l'étranger à la barrière. Pensait-elle que je voulais la blesser ?

« Tout va bien ma belle, tout va bien. » me fit-elle.

Puis elle répondit à l'étranger qu'elle passerait le voir en sortant du pré et qu'il ne devait surtout pas entrer. Prudence... Elle n'avait pas osé me tourner le dos pour lui parler, elle s'était placée de profil et avait reculé de quelques pas afin de pouvoir garder un œil sur moi. Lorsque l'étranger s'en alla, je me calmai. Rhéa me donna une carotte, pour ne pas m'être enfuie, disait-elle. Ce n'était pourtant pas l'envie qui m'en manquait.

Elle se dirigea ensuite vers la souche d'arbre et je lui emboîtai le pas. Comme la veille, j'eus droit à mon pansage. Elle me passa l'étrille, me retirant ainsi la boue séchée qui parsemait ma robe, puis le bouchon, auquel j'eus également le droit sur les membres. Elle termina par ma tête avec la brosse douce. Elle s'attaqua ensuite à ma crinière et ma queue avec un soupir. Je restais immobile tout du long. Elle termina par mes sabots, que je lui donnai sans hésitation. Elle me félicita et me flatta l'encolure. Puis elle boucla le licol sur ma tête. Je me contentais de coucher les oreilles, décidant de lui faire confiance. Après tout, elle me l'avait déjà mis et elle n'avait pas chercher à me contrôler ou à me frapper. Elle attacha la longe au licol et, comme la veille, nous commençâmes à nous promener dans tout le pré, marchant, s'arrêtant et tournant de façon régulière et aléatoire. Puis elle défit mon bandage, étala la crème et décida de laisser comme ça, mon antérieur n'étant plus enflé, chaud ou douloureux. Je ne boitais plus du tout.

Elle me tendit une carotte, que je mangeai avec plaisir, puis elle noua la longe autour de mon cou comme la veille, avant de me caresser.

« Bon, aujourd'hui, on va tenter autre chose, d'accord ? J'espère que tu accepteras de me faire confiance. Je ne te ferais jamais de mal, ça je te le promet. »

Son intonation paressait sérieuse, ce qui m'interrogea. Qu'est-ce qui se passait ? Je sentais une certaine tension dans sa posture et sa façon de se tenir. Pas de stress ou de peur. Juste... un peu d'appréhension ? Avec de l'espoir ? Mélange intéressant bien que difficile à comprendre...

Doucement, elle s'approcha de moi et commença à me toucher partout. Je l'observai avec curiosité pendant qu'elle me caressai, que ce soit la tête ou la croupe en passant par les membres, le poitrail ou le ventre. C'était tout ? Je me demandai ce qu'allait être la prochaine étape.

Elle sortit une petite poche de son sac. Je tendis ma tête vers l'objet, espérant une friandise à l'intérieur. Il était vide ! Ma déception dut se lire dans mon regard car elle éclata de rire.

« Tout à l'heure, je t'en donnerais ! » me dit-elle.

Elle approcha la poche de mon encolure. Je restais immobile, curieuse. Puis elle recommença son manège et me caressa partout, mais avec la poche cette fois-ci, au lieu de la main. Le contact était étrange et m’ébouriffa un peu les poils par endroits, mais rien de plus à signaler. Je soufflai doucement. Elle agita la poche autour de moi, lui faisant faire du bruit. C'était censé me faire quelque chose ? Elle me caressa un moment en me félicitant, elle paraissait contente. Bah, s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir !

« Bon, passons à ce que je redoute... » hésita-t-elle.

Elle déposa la poche dans son sac et me retira la longe. Elle s'en allait déjà ? J'étais déçue. Mais elle n'esquissa aucun mouvement vers son sac à dos ou vers la sortie. Elle m'observait. Elle leva un bras vers le haut. Par réflexe, je reculai de plusieurs pas, la tête haute. Le geste n'était pourtant pas brusque mais de mauvais souvenirs ressurgirent. Simplement, le coup que j'attendais ne vînt pas. Elle me parla d'une voix rassurante en recommençant son manège. Elle leva un bras, puis l'autre, de manière de plus en plus brusque, puis les deux. Je reculai un peu au début, puis je remarquai qu'elle ne cherchait ni à m'empêcher de fuir, ni à se rapprocher de moi... Et surtout, elle ne cherchait pas à me frapper. Je ne savais plus du tout quelle conduite adopter face à la façon d'agir étrange de Rhéa. Quel était le but de l'exercice ? Me prouver qu'elle ne me ferait pas de mal ? Une fois que je fus calmée et que je ne sursautais plus à ses agissements étranges, elle me donna une carotte et me félicita chaleureusement. Son attitude acheva de me calmer. Elle recommença son manège, commençant ensuite à bouger autour de moi. Au début, je me décalai histoire de toujours l'avoir en face puis peu à peu, je la laissai tourner autour de moi, la surveillant d'un œil attentif, les oreilles pointées vers elle. Elle agita ensuite ses jambes, sautant et courant autour de moi, sans cesser de bouger les bras. Je manquai de fuir une fois ou deux mais elle ne me touchait jamais et ne cherchait pas à le faire. C'est ce qui me décida à rester immobile et à regarder ses pitreries. Au début craintive, je terminai placide.

Elle me félicita là-aussi, après s'être épuisée à courir et s'agiter brusquement tout autour de moi. J'eus même droit à deux carottes, pour mon calme exemplaire, me précisa-t-elle. Je ne savais toujours pas ce qu'elle voulait de moi, mais je comprenais qu'elle ne me ferait pas de mal, quoi qu'il arrive. Une telle certitude, bien que dure à obtenir, valait le coup. Elle me caressa puis fit un geste brusque, recommença à me caresser puis un nouveau geste brusque... On aurait dit qu'elle voulait m'habituer à des gestes brutaux sans que ces derniers le soient envers moi. Alors je la regardai, immobile. Une nouvelle carotte plus tard, elle se plaça face à moi et me frotta le front.

« Le but de tout ça, c'était de te faire comprendre que je ne te ferais jamais de mal. Et aussi à t'habituer à ce que des gestes brusques soient réalisés autour de toi sans qu'ils soient dirigés vers toi. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer, c'est une simple assurance. Et tu t'en es très bien tirée, au vu de ton passé. » me dit-elle d'une voix douce.

Elle avait appuyé son front contre le mien. Du bout des naseaux, je recherchai le contact avec sa main. Puis elle me donna une dernière carotte et quitta mon paddock, sous mon regard attentif. Je savais qu'elle reviendrait. Je me sentais apaisée.

J'étais prête à lui offrir ma confiance, tant qu'elle s'en montrerait digne. Étrangement, je n'avais aucune appréhension face à cette bipède là. Comme si son chemin l'avait placée sur ma route. Et le mien sur la sienne.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mer 28 Juin - 12:22

Très bon résumé, vivement que tu puisses l'acheter! :p

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 3 Juil - 14:12

Rhéa & Légende
Je mordillais doucement le garrot de mon voisin par dessus la barrière. Il faisait de même avec le mien, et j'appréciais grandement. Le soleil réchauffait mon dos et une légère brise agitait les herbes de mon paddock. Pour la première fois depuis un long moment, je me sentais joyeuse, pleine d'énergie. J'avais envie de galoper et de caracoler dans mon paddock. Je ne tarderais sans doute plus à le faire, d'ailleurs...

L'apparition d'une silhouette familière sur le chemin entre les paddocks me fit dresser les oreilles vers elle. Mon voisin tenta de se rappeler à mon bon souvenir mais ma bipède était là et mon attention fut accaparée par elle. Je me devais également de préciser que les friandises qu'elle ne manquerait pas d'apporter était également d'un très grand attrait... Je l'observai marcher vers l'entrée de mon paddock et elle siffla de la même manière que d'habitude, me confirmant ce que je savais déjà, que c'était elle. Je poussai un hennissement joyeux puis je partis au galop sur une belle ruade qui détendit mes postérieurs. Je rejoignis l'humaine qui me regarda avec des yeux ronds alors que je m'arrêtai non loin d'elle. Bon d'accord, c'était la première fois que je hennissais et venais vers elle au galop à son arrivée, mais c'était inutile d'en faire tout un drame !

Elle ouvrit la barrière et se glissa souplement dans mon territoire avant de refermer le loquet. Puis elle fit quelques pas vers moi et me laissa faire les derniers. Je lui tendis mes naseaux et elle me caressa gentiment.

« Alors ma belle, comment ça va aujourd'hui ? »

Je m'ébrouai comme pour lui répondre. Puis je m'éloignai au grand trot, tête haute, oreilles pointées en avant et queue en panache. Je m'arrêtai quelques mètres plus loin, me tournait vers elle, poussai un hennissement en secouant la tête puis trottai encore sur quelques mètres avant de m'arrêter et de regarder l'humaine. Je la vis sourire puis elle se dirigea vers la souche d'arbre sans plus me prêter attention. Un peu vexée, je pris le galop vers elle et m'arrêtai à nouveau non loin. Je tournai un peu autour d'elle. Elle déposa tranquillement son fameux sac à dos par terre.

J'essayai désespérément de lui faire comprendre de jouer avec moi et je me sentis presque jalouse qu'elle prête plus attention au sac à dos qu'à moi. Je hennis et elle se tourna – enfin – vers moi. Je recommençai alors mon manège, lui montrant mon envie de jouer. Elle leva brutalement les deux bras en l'air. Les pitreries qu'elle faisaient quelques jours avant autour de moi me revinrent en mémoire. Ça allait recommencer ? Enfin au moins, elle me prêtait attention maintenant !

Rhéa se mit à courir vers moi sans prévenir. Joyeuse, je m'ébrouai puis je pris le petit galop alors qu'elle me suivait sur ses deux jambes. Elle était lente mais au moins, elle jouait avec moi ! Je galopai autour d'elle alors qu'elle essayait désespérément de m'attraper. Du moins, c'est ce que je croyais alors qu'elle courrait vers moi. Au bout de plusieurs minutes cependant, elle sembla s'essouffler. Elle courut moins vite, attendant souvent que je me rapproche. Ce que je ne manquai bien sûr pas de faire. Je secouai ma tête puis je me rapprochai d'elle. Elle sauta sur le côté tandis que je lui tendais mes naseaux pour l'effleurer, se dérobant ainsi à mon contact. Je la regardai, interloquée. Une bipède qui refuse un contact initié par le quadrupède ? Je recommençai. Elle aussi. Puis elle courut dans l'autre sens. Je compris alors que c'était à moi de courir après elle. Je pointai mes oreilles dans sa direction et me lançait au galop. Trop facile !

Sauf que... Rhéa prit la légère pente qui menait dans la rivière, peu profonde, de mon paddock. Un peu comme un ruisseau mais plus large. Et elle sauta à pieds joints dans l'eau, m'éclaboussant au passage alors que je stoppai net sur le bord. Je tendis mon nez vers l'eau sans quitter Rhéa des yeux, qui était maintenant de l'autre côté. J'hésitai. L'humaine se remit à courir, non sans me jeter un regard. J'hésitai encore, puis je me lançai. Je poussai sur mes postérieurs et atterris dans l'eau, qui refroidit mes boulets. Un second saut m'emmena de l'autre côté de la rivière. Je hennis, prévenant ainsi mon humaine que j'arrivais. Je la vis s'effondrer au sol – ou plus exactement se laisser tomber – complètement essoufflée. Elle souriait. Je m'approchais doucement et tendis ma tête vers la sienne. Elle leva la main et me frotta doucement le front. J'appuyais contre sa main, contente. Nous restâmes comme ça plusieurs minutes.

« Ça fait plaisir de te voir aussi joyeuse, ma belle, vraiment. » murmura la bipède.

Sa voix était douce. Elle se releva un peu brusquement, mais je vis que c'était fait exprès. Aussi restais-je tranquille, sans bouger. Elle s'agita ensuite tout autour de moi comme la dernière fois, levant bras et jambes, sautant et courant autour de moi. Je l'observais patiemment. Nous nous dirigeâmes ensuite vers la souche de l'arbre, où Rhéa avait laissé son sac à dos. Elle en sortit une étrille, qu'elle me passa en mouvements circulaires, délogeant ainsi les saletés de mes poils. Elle troqua l'étrille contre un bouchon et frotta énergiquement ma robe pour retirer les derniers vestiges de boue séchée. Elle démêla ma crinière avec délicatesse, en évitant de tirer trop fort sur mes crins, puis elle fit de même avec ma queue. Elle me cura les pieds, que je lui donnais sans hésiter, puis elle termina le pansage avec l'éponge, qu'elle passa au niveau des mes yeux et de mes naseaux. Ancienne jument de concours, j'étais habituée, aussi ne protestais-je pas. Je ne me manifestais pas davantage lorsqu'elle me passa un pschitt pschitt sur toute ma robe afin d'éloigner les mouches et autres insectes indésirables. Elle me tendit un bonbon à la fraise, donc je me saisis. Je la vis s'agiter à nouveau autour de moi sans que je réagisse davantage.

« Bon, on dirait que c'est acquis ma belle. On va pouvoir commencer des choses plus sérieuses. » me dit-elle.

Je l'écoutais, presque impatiente de connaître la nouvelle étape. Elle se plaça au niveau de mon épaule et appuya ses doigts contre. Je me souvins que c'était ce que faisais la gamine quand elle voulait que je m'écarte – et qui me frappait quand je n'obtempérai pas – et je reproduisis donc la même chose. Rhéa me caressa à l'endroit même où elle avait fait pression. Puis elle recommença et je réagis de la même façon, curieuse. Elle se décala ensuite vers ma croupe et fit de même. Je me décalai à nouveau. Elle changea de côté et recommença. Ma réaction fut la même. Elle appuya ensuite ses doigts sur ma nuque. Je commençai par résister. Elle retira sa main tout en me parlant tranquillement, puis elle recommença. Je résistai à nouveau. Sans se lasser et avec patience, elle continua sur un très long moment. Puis quand j'acceptai et baissai la tête, elle me félicita chaudement. Nous commençâmes ça plusieurs fois, d'un côté puis de l'autre. Je remarquai qu'elle ne cherchait pas à me soumettre, comme le faisait la gamine gâtée qui était mon ancienne propriétaire. Rhéa demandait sans exiger, m'accordant la possibilité – et le droit – de refuser. D'un autre côté, elle me montrait qu'il était aussi plus agréable pour moi d'accepter et de céder, sans devenir agressive pour autant lorsque je m'obstinais. Rhéa appuya ensuite ses mains sur mon poitrail, m'enjoignant de reculer. Comme précédemment, je résistai un peu, mais j'obtempérai beaucoup plus rapidement à la demande que pour la nuque. Après chaque réponse positive, Rhéa me caressait à l'endroit de sa demande. Ça me détendait et au moins, je savais que ce que je faisais était bien.

« Puisque tu me réponds aussi favorablement, continuons un peu. » précisa Rhéa.

Elle me tendit auparavant une carotte. Reprenant au début, Rhéa s'approcha de mon épaule, main tendue. Je l'observais curieusement. Sa main entra en contact avec mon épaule et elle appuya pour que je me décale, ce que je fis immédiatement. Elle me félicita et recommença. Elle s'éloigna de moi puis se rapprocha de mon épaule, main tendue. Anticipant le contact, je me décalai d'un pas. Rhéa s'immobilisa puis me félicita chaudement, m'indiquant que j'avais compris. Puis comme l'exercice d'avant, elle passa à la croupe, de l'autre côté, la nuque, le poitrail...

« Bon, on va s'arrêter là pour aujourd'hui. Je suis fière de toi, tu apprends vraiment très vite ma belle ! »

Rhéa me caressa un long moment, m'offrant quelques carottes et une pomme, puis elle me fit un bisou sur le front, récupéra ses affaires et quitta le pré, tandis que je l'accompagnais jusqu'à la barrière.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 3 Juil - 14:34

Rhéa & Légende
La journée s'était longuement écoulée. Je commençai à désespérer en voyant que ma bipède ne venait toujours pas me voir. On était venu m'apporter ma ration du soir, que j'avais grignoté pour passer le temps. J'attendais à la barrière. Le soleil déclinait peu à peu, la luminosité baissant. Le vent dans les arbres s'était calmé, laissant place à la quiétude du crépuscule.

Un sifflement que je connaissais bien brisa alors le silence, me rendant ma bonne humeur. Je hennis joyeusement alors que la silhouette sombre de Rhéa apparaissait dans mon champ de vision. Je la regardais approcher, les oreilles en avant.

« Coucou ma belle ! Désolée, je suis vraiment très en retard ! »

Elle me frotta le front énergiquement.

« Je ne vais pas pouvoir rester longtemps aujourd'hui. Je me rattraperais, c'est promis ! »

Rhéa sortit la brosse de son sac à dos, qu'elle avait pendu à un piquet de la barrière. Elle la passa sur ma robe avec délicatesse. Pourtant, elle me précisa que comparé à d'habitude, j'étais bien propre. Elle s'occupa ensuite de démêler ma crinière et ma queue, en bien meilleure santé maintenant, puis elle me cura et me graissa les pieds. Elle nettoya mes yeux et mes naseaux avec une éponge humide. Elle alternait avec des gestes brusques, puis avec des demandes de cession à la pression, de façon régulière. Elle vérifiait ainsi mes acquisitions, récentes ou plus anciennes. Je lui répondais favorablement la plupart du temps, même si elle dut insister à une ou deux reprises.

« Pour aujourd'hui, ce sera juste un petit truc vite fait, d'accord ? »

Elle m'expliqua ce que je devrais faire. Bien que je ne comprenne pas tout, le son de sa voix m'apaisait. C'était la seule chose qui brisait le silence ambiant. Mes voisins étaient tous tranquilles. Rhéa me boucla le licol et y attacha la longe. Elle s'approcha de moi et, par habitude, je reculai. Puis elle recula à son tour. Elle tenait la longe par le bout. Elle se tendit et j'avançai d'un pas. Rhéa me caressa, montrant ainsi son approbation, puis elle recommença. Elle s'approcha, je reculai. Puis elle recula et lorsque la longe se tendit, je la rejoignis. Au bout de plusieurs minutes, j'eus bien compris et la longe n'eut plus besoin de se tendre pour que j'avance vers la bipède. Lorsqu'elle avançait, je reculai. Puis lorsqu'elle reculai, j'avançai vers elle. Rhéa ajouta un pas, puis deux, puis trois. Et je répondis de la même manière. L'humaine semblait vraiment très contente de mes progrès.

Elle me donna plusieurs carottes, retira licol et longe, puis elle resta là, un long moment, à me caresser. Elle me fit un bisou sur le front puis, jetant un coup d'oeil à sa montre, elle sortit de l'enclos, referma soigneusement la barrière et partit en courant avec un « merde » bien prononcé.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 3 Juil - 15:16

Rhéa & Légende
Assise dos à la souche de l'arbre du pré de Légende, comme d'habitude, j'observai la belle jument, qui broutait à quelques mètres de moi. En quelques semaines, la jument maigre comme un clou, blessée et boiteuse d'un antérieur, totalement démusclée, en mauvais état général, désabusée et traumatisée avait laissé place à une jument propre, à la robe brillante de santé avec une crinière et une queue parfaitement démêlées et égalisées. Une jument qui avait repris un poids normal et un peu de muscles, bien que pas encore bien. Une jument qui ne boitait plus et dont l'antérieur avait bien récupéré. Bien sur, il faudrait qu'elle soit examinée par un vétérinaire et un maréchal ferrant mais pour l'instant, c'était bien trop tôt. Le vétérinaire du Haras m'avait aiguillé sur ce que je devais à tout prix voir et m'avait fait l'examiner, me disant quoi faire et comment. J'avais pu déterminer qu'elle était en bonne santé, au moins pour les bases.

La jument désabusée et traumatisée que fuyait tous les bipèdes m'avait peu à peu fait une place dans sa vie. Et elle m'accordait sa confiance. Maintenant, il nous fallait développer cette amitié, ce lien qui nous unissait, afin que la confiance devienne totale. Et méritée. Je voyais qu'au fur et à mesure de mes visites, elle se détendait et acceptait mes drôles d'idées avec de plus en plus de facilités. Elle semblait même curieuse des nouveautés que j'apportais dans sa vie. Je devais probablement être une sacrée distraction, en plus. Et je lui avais prouvé que je ne lui ferais jamais de mal, ce qui était un bon point pour moi.

Mais si elle s'attachait à moi, l'inverse était également vrai. Et je n'envisageais plus ma vie sans cette sublime jument qui n'attendait qu'une chose : être aimée et aimer en retour.

Je me levai et je m'approchais de Légende, avec une main tendue vers elle. Elle me tendit ses naseaux et je la caressai, la peau douce se plissant un peu sous mes doigts. Nous restâmes un moment comme ça.

Je sortis ensuite le matériel de pansage et je m'occupai de Légende, je lui passai la brosse douce, sa robe étant déjà bien propre, je passai la brosse à crins dans sa crinière et sa queue histoire de retirer les deux nœuds qui s'y trouvaient, puis je lui curai les pieds. Habituée et détendue, Légende se laissa faire sans résistance.

Je lui passai ensuite le licol et la longe, que j'attachais autour de son cou. Pour aujourd'hui, j'avais décidé d'éprouver un peu sa confiance. Pas pour mal agir ou par plaisir, mais il faudrait que je la désensibilise au niveau des obstacles, pas pour sauter mais pour pouvoir évoluer dans une carrière où certains seraient montés, ou des barres au sol traîneraient, ou encore, sur les côtés de la carrière, des barres, soubassements et chandeliers. Ou même si, un jour, en balade, elle devait voir autour d'elle un cheval en pleine séance de sauts. Ce qui ne manquerait pas d'arriver ici, au domaine, pour sortir de Rescue Me en sécurité.

La carrière de saut ne se situait pas très loin et si j'envisageais d'adopter Légende un de ces jours, il faudrait l'emmener au domaine.

Je travaillais quelques minutes sur les anciennes séances, histoire de consolider un peu les acquis. Nous travaillâmes ainsi la confiance avec quelques gestes brusques disséminés par ci, par là, des demandes de cession à la pression puis à la pression mentale lorsque je m'approchai d'un endroit d'une certaine façon. Légende me montra qu'elle avait parfaitement assimilé mes demandes.

Je retirai ensuite ma veste et je l'attachai sur la tête de Légende, afin de la priver de la vue. Au début, la jument ne réagit pas. Puis elle se planta sur ses quatre membres sans oser bouger et commença à trembler. Je la caressai en lui parlant doucement jusqu'à ce qu'elle se calme. Puis je retirai la veste. Je lui donnai une carotte. Puis je recommençai, jusqu'à ce que Légende soit parfaitement tranquille.

La jument ne semblait pas comprendre mes actions et elle avait peur de ne pas voir ce qui se passait. Heureusement, ses autres sens lui montraient qu'elle n'avait rien à craindre mais malgré ça et le fait qu'elle reste sage, je savais qu'elle était anxieuse. Aussi tentais-je de lui rendre l'expérience plus facile. Elle se servirait de moi comme pilier.

_______________________________

Légende


Le noir. Dès que je ne fus plus capable de voir, je m'affolai. Je ne pouvais pas prendre le risque de bouger, alors je me plantai sur mes quatre membres en tremblant. Presque immédiatement, je sentis la main de Rhéa qui me caressait gentiment, alors que sa voix douce tentait de me rassurer. Malgré ça, plusieurs minutes passèrent avant que je ne réussisse à surmonter ma peur. Mais pourquoi m'imposait-elle ça ? Si en elle-même, elle ne me faisait pas de mal, je ne comprenais pas quel était le but de me priver de la vue.

L'exercice recommença une seconde fois. Rhéa ne me demanda pas de bouger, simplement de rester calme. Puis elle retira la veste, me rassura, et recommença, et cela plusieurs fois. Au bout de la douzième fois, je restai enfin totalement immobile sans aucun tremblement. Bien que pas rassurée, je commençai à comprendre que je pouvais m'appuyer sur ma bipède pour me guider. Et qu'elle restait là, qu'elle n'allait nulle part. Encore un exercice de confiance ? Je l'appréciai bien moins que les autres !

Elle remit la veste sur mes yeux une treizième fois. Cette fois ci, elle tira doucement sur la longe. Je me plantai sur le sol encore plus fort, n'osant pas bouger.

« Tout va bien ma belle, tu n'as rien à craindre. Il n'y a que moi, d'accord ? »

Hésitante, je fis un pas, puis un autre. Rhéa me tendit alors une carotte, sans me retirer l'objet qui me bouchait la vue. Je compris alors que voir n'avait pas vraiment d'importance. Il me restait mes autres sens, qui me permettaient de déterminer avec précision où je me trouvais. Le bruit de la fine rivière qui coulait un peu loin en avant sur ma droite. Rhéa qui respirait face à moi, qui parlait doucement. Les oiseaux qui chantaient, sur les arbres au fond de mon pré. Si je pouvais m'appuyer sur elle, elle pourrait être mes yeux. Nous recommençâmes l'exercice. Rhéa me demanda d'avancer à nouveau, ce que je fis, un peu plus confiante cette fois-ci. Puis nous tournâmes. Je levai haut les jambes comme si je voulais éviter de me prendre les pieds quelque part.

« Tu sais, je ne vais pas t'emmener dans quelque chose où tu vas te prendre les pieds ! » me fit Rhéa en riant.

Le son de son rire m'apaisa et me détendit. Rhéa me retira la veste et laissa mes yeux se réhabituer à la luminosité.

« C'est parfait ma belle. » me réconforta-t-elle.

Elle me caressa longuement et me donna plusieurs quartiers de pomme, que je mangeai goulûment. Finalement, je ne lui en voulais pas du tout pour cet étrange exercice. Certes je ne l'appréciais pas plus que ça, mais il me permettait de voir à quel point je pouvais lui faire confiance. Après tout, même privée de la vue, Rhéa ne m'avait pas fait de mal ni montré qu'elle m'en ferait. Au contraire, elle avait simplement pris le rôle de guide et l'avait assumé avec respect. Lorsqu'elle s'en alla, je fus triste de la voir partir.
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 3 Juil - 18:21

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Lun 3 Juil - 22:13

Rhéa & Légende
Je me grattai énergiquement le dos contre un des arbres de mon pré lorsque j'entendis le sifflement familier qui m'avertit de la présence de Rhéa, qui venait me rendre visite. Un hennissement joyeux et quelques foulées de galop plus tard, j'arrivais à l'entrée de mon pré au moment précis où la bipède refermait le loquet de la barrière. Elle se tourna vers moi et me tendit sa main, me laissant la possibilité de m'éloigner. Je m'empressai d'aller y frotter mon front, j'adorais qu'elle me grattouille à cet endroit. Elle ne se fit pas prier. Puis elle observa ses doigts et me jeta un regard désespéré. Puis avec un sourire, nous marchâmes côte à côte jusqu'à la souche d'arbre où nous allions d'habitude.

Mon amie, comme à son habitude, sortit du matériel de pansage. M'apprêtant à profiter des grattouilles de la brosse, je lui présentai mon épaule gauche. Elle éclata de rire puis cessa de se faire désirer. Elle brossa énergiquement ma robe pie palomino, révélant les reflets dus au soleil. Elle me cura ensuite les pieds puis les observa attentivement.

« Peut être que tu n'auras pas besoin du maréchal finalement. On dirait que tes pieds recommencent à s'user normalement. Être pieds nus va te faire du bien ma belle ! »

Je ne compris pas un traître mot de ses paroles mais ne le lui montrait pas. Je me contentai de l'écouter, alors qu'elle s'attaquait à ma crinière. Il faut dire que j'avais été faire un tour dans l'herbe haute et mes crins étaient parsemés de chardons... L'ennemi public numéro un de tout cavalier qui se respecte ! Je l'entendis marmonner qu'heureusement que je ne bougeais pas ! Quelques minutes – ou était-ce des heures ? - plus tard, elle eut terminé ma crinière et ma queue. Elle soupira, se doutant que tôt ou tard, je retournerais dans cet endroit plein de chardons et autres trucs difficiles à enlever. Elle termina mon pansage par le nettoyage de mes yeux et naseaux avec une éponge humide. Puis elle recouvrit mon corps de pschitt pschitt anti-mouches. J'avais presque été épargnée par les mouches plates et les taons la dernière fois qu'elle m'avait mis ce truc là ! Quel bonheur !

« Alors, aujourd'hui, on va reprendre un peu l'exercice de la dernière fois, avec la veste qui t'enlevait la vue, d'accord ? Puis si tout va bien, on tentera la longe. Comme ça on fera connaissance dans le travail et ça permettra de continuer à te remuscler, et un peu plus efficacement. » m'expliqua la bipède.

Elle me présenta ensuite le licol et sans réfléchir, je plongeai ma tête dans le muserolle. Elle me caressa après avoir bouclé la courroie. Elle fixa la longe à l'anneau du licol puis l'enroula autour de mon encolure, comme les fois d'avant. Assez lâche pour ne pas que je m'étouffe et que, si jamais elle s'accrochait quelque part, qu'elle glisse le long de mon encolure pour passer par dessus ma tête. Mais suffisamment serrée pour que je ne risque pas de marcher dessus. Elle me caressa un moment, puis se saisit de la veste. Je fermais les yeux mais me laissais faire. Une fois dans le noir, je ne pus m'empêcher d'angoisser et je me mis à trembler, exactement comme la dernière fois.

L'humaine l'ayant anticipé, je sentis sa main se poser sur mon chanfrein. Elle me caressa longuement en me parlant d'une voix rassurante, posée et calme. Je finis par me détendre, même si cela prit un moment. Puis elle retira la veste, me donna une carotte, la remit et nous recommençâmes. Je fus plus calme bien plus vite que la dernière fois. Aussi commença-t-elle à me faire marcher. D'abord quelques pas, puis peu à peu, retirant et remettant la veste, la promenade dura de plus en plus longtemps. Bien attentive à ses ordres, je remarquais qu'elle était un très bon guide, à qui je pouvais faire confiance. Jamais je ne butais contre un obstacle ou me prenait les pieds dans quelque chose. Du coup, je me rassurai et mes pas devinrent plus assurés. Rhéa continuait à me parler et à me caresser.

« Bon aller, ça suffit pour aujourd'hui ! » me dit-elle.


Elle détacha le nœud des manches qui tenaient la veste en place et me l'enleva. Elle me laissa quelques minutes pour me réhabituer à la luminosité ambiante, bien qu'aujourd'hui, le soleil soit caché et le ciel, gris, presque blanc. Elle détacha la longue de mon cou puis de mon licol et se saisit d'une autre longe, plus longue. Une longe de travail. Elle l'attacha à mon licol puis me conduisit tranquillement vers une zone large de mon paddock parfaitement plate.

« Nous allons voir comment tu te comportes à la longe, d'accord ? »

Elle se plaça au centre de la zone puis me fit démarrer le cercle. Je retrouvais les habitudes de mon tout premier propriétaire. La gamine n'était pas assez patiente pour me longer. Aussi n'avais-je aucun mauvais souvenir de cette partie du travail. A vrai dire, j'appréciais même ça, du temps de mon premier propriétaire. Il ne me longeait pas très souvent mais une fois de temps à autre, c'était agréable, de pouvoir bien se tirer le dos sans avoir du poids dessus.

J'attendis patiemment le signal de départ. Lorsqu'elle me le donna, je pris un pas actif de moi-même, une oreille pointée en avant et l'autre, vers la bipède. Elle me regarda marcher un tour, puis elle me demanda d'allonger le pas avec quelques claquements de langue. J'étirais mes antérieurs et par réflexe, j'allongeais l'encolure pour bien me tendre. Rhéa me félicita puis me demanda par une pression discontinue de la longe alliée à la voix de rassembler. Ce fut un peu plus compliqué, j'avais de l'énergie à revendre.

Je ne me fis pas prier pour prendre d'un coup sec le galop puis j'enchaînai quelques ruades, détendant mes postérieurs, et quelques sauts de mouton. Je n'arrachai pas la longe et je restai majoritairement sur le cercle, bien que pas très droit. Rhéa me laissa m'amuser, patiente. Après quelques tours de bêtises, je pris une bonne cadence au galop, d'abord précipité, puis quand je trébuchai et que Rhéa, moqueuse, me lança de faire attention, je me rééquilibrai et pris un bon galop. Je baissai la tête et galopais nez au sol, ce que Rhéa approuva. Elle me laissa courir jusqu'à ce que je ralentisse de moi-même, puis elle me laissa trotter tête basse.

Elle me demanda alors, comme au pas, d'allonger le trot, puis de rassembler. Je lançai loin mes antérieurs, j'appréciai bien plus d'allonger que de rassembler. La longe me rappelait mes débuts au travail, avec un propriétaire gentil et ferme.

L'humaine me demanda de m'arrêter et me changea de main, avant de me faire marcher. Elle me laissa souffler un peu puis allongements et rassemblements furent de la partie. Ensuite, elle alterna avec de nombreuses transitions. Si je m'empressai d'obtempérer pour accélérer, ralentir était, en revanche, un peu plus compliqué. Une fois qu'elle estima que j'avais bien travaillé, elle me retira licol et longe.

Puis nous reprîmes les exercices d'auparavant, à savoir les cessions à la pression au niveau des épaules, des hanches, de la nuque, de la tête et du poitrail. D'abord avec les doigts, puis simplement en s'approchant de l'endroit qu'elle voulait que je bouge, bras tendu. Rhéa me donna une carotte que je mangeai goulûment. Puis elle passa un long moment à me caresser. Nous terminâmes notre séance du jour par un petit moment de jeu. Je lui courus après puis ce fut elle et à nouveau moi, puis elle...

De retour à la souche d'arbre, elle me donna quelques friandises et me caressa longuement, avant de me faire un gros câlin. Je l'accompagnais jusqu'à la barrière du paddock et sur une dernière caresse, je l'observais disparaître au fond du chemin. Je baissai la tête, attendant déjà sa prochaine visite. Qui aurait pu penser que je m'attacherais à un humain ?
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mar 4 Juil - 13:44

Rhéa & Légende
Couchée au sol, dans les herbes du paddock, je somnolai. J'avais préféré l'ombre au soleil, la chaleur étant un peu moins présente. L'air était sec, elle était tout de même supportable. Les arbres étaient immobiles, pas même agités par une brise. Seul le chant des oiseaux et les bruits de vol des insectes troublaient le silence. J'aimais écouter ce qui se passait autour de moi. C'est ce que je faisais, yeux fermés et tête basse.

Un doux sifflement tinta à mes oreilles, me réveillant complètement. Je hennis, comme d'habitude. Puis j'eus la flemme de bouger, aussi restais-je immobile. Elle finirait bien par venir me chercher ! Cependant, j'étais bien contente de la voir. Terrorisée par les humains comme j'étais, elle avait réussi, malgré tout, à percer ma carapace. C'était une chose de réussir à m'approcher, ça en était une autre de se faire aimer de moi.

Ses pas se firent bientôt entendre alors qu'elle m'appelait. Je restais complètement immobile, les oreilles pointées vers l'endroit où je l'entendais arriver. Lorsqu'elle entra dans mon champ de vision, je poussais un petit hennissement. Elle s'arrêta.

« Ah, enfin je te trouve ! Tu réponds d'habitude ! » fit-elle.

Elle attendait que j'aille la voir. Probablement pensait-elle que je ne la laisserais pas m'approcher coucher. J'aurais pu et je l'aurais fait. Mais elle avait décidé de ne pas brûler les étapes. Je ne l'en respectais que davantage. Je secouai la tête puis me hissai sur mes jambes d'un geste gracieux. Puis je ne pus résister à me secouer complètement. Je me dirigeai d'un pas tranquille vers ma bipède qui, en souriant, me frotta le front comme elle savait que j'aimais. Avec délicatesse, elle saisit un brin de foin dans mon toupet qu'elle laissa tomber au sol.

« C'est mieux, ça te donnait un air bizarre ! » me dit-elle.

Je ne compris pas tout mais l'intonation de sa voix me plaisait. Elle me caressa un long moment, puis nous rejoignîmes notre point de rendez-vous habituel. Rhéa déposa le fameux sac à dos par terre et en ouvrit la fermeture. Elle se saisit d'un bouchon, qu'elle glissa sur mon encolure, puis sur mon épaule. Elle continua avec mon antérieur, mon ventre, mon garrot où elle s'attarda pour me faire plaisir, puis mon dos, mon flanc, ma croupe et mon postérieur. Elle fit de même de l'autre côté. Rhéa troqua ensuite son bouchon contre un cure-pieds. Laissant glisser sa main sur mon antérieur droit, elle m'encourageait à déplacer mon poids sur mes autres jambes. Je le lui donnai sans faire d'histoire, habituée. Et puis, c'était toujours plus confortable que de se balader avec de la terre et des cailloux plein les pieds ! La bipède fit de même pour mes trois autres pieds. Elle fit un commentaire sur mon antérieur, me disant qu'il semblait parfaitement guéri maintenant, et qu'elle était soulagée que je ne sois pas restée boiteuse à vie. Néanmoins, il me resterait probablement une petite fragilité qui se manifesterait si j'avais un travail trop intense. Mais je me doutais qu'avec elle, je ne risquerais pas grand chose de ce côté là...

Vînt ensuite le tour de ma crinière, que Rhéa démêla mèche par mèche jusqu'à ce qu'elle soit nickel. Elle fit de même pour ma queue, ce qui m'agaça un peu puisqu'elle m'empêcha un moment de chasser les mouches... Certes je ne fus pas piquée mais qu'est-ce que c'était agaçant, ces petites bestioles qui se posaient partout sur mes muscles sensibles ! Ou sur mon ventre ! Une fois le pansage terminé, je me secouai à nouveau afin de détendre ma peau. Un petit nuage de poussière vola et se dispersa rapidement.

Mon dos était un peu courbaturé à cause du travail à la longe, tête en bas, de la veille. Mais Rhéa décida de renouveler la séance, disant qu'un peu de travail sur des courbatures ne pouvait pas faire de mal. Elle sortit le licol, qu'elle passa autour de ma tête, puis en attacha la boucle. Elle accrocha la longe de travail au licol, comme la veille.

« Aujourd'hui, ma belle, je te rajoute un tapis et un surfaix. En soi, ils ne vont pas nous servir, mais ça te réhabituera à avoir un peu de poids sur le dos. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle posa le tapis de selle sur mon dos. Effrayée, pensant qu'elle allait monter, je m'écartais violemment et je me cabrai, face à elle. Puis je reculais de plusieurs pas. Avec douceur, Rhéa déposa le surfaix par terre et alla récupérer le tapis, tombé de mon dos, qu'elle déposa à côté du matériel. Elle me tenait toujours par le bout de la longe. Elle ne m'avait pas empêché de fuir ni montré que j'étais retenue contre ma volonté. Elle avait préféré me laisser réagir, en faisant en sorte que je ne me blesse pas.

Tête haute, oreilles en arrière, naseaux grands ouverts, je faisais face à la traîtresse. Elle s'accroupit dans l'herbe en me parlant doucement, rassurante. Elle me montra ainsi qu'elle était totalement à ma merci. Elle n'avait pas du tout l'attitude d'un humain normal, obligeant le cheval à coopérer. Je me souviens que mon premier propriétaire restait ferme. Doux mais lorsqu'il avait quelque chose en tête, nous finissions tous par obtempérer. Ma seconde propriétaire, elle, se contentait de me frapper jusqu'à me réduire en esclavage. Mais Rhéa me laissa simplement agir comme je l'entendais. Cette attitude me perturba au plus haut point. Malgré moi, je fus intriguée. Après tout, elle ne m'avait jamais fait de mal avant.

Elle continuait de parler d'une voix rassurante, qui avait pour effet de me calmer aussi. Je détendis mon encolure et baissait un peu la tête, comme si je m'excusais pour ma réaction. La bipède prit ça pour de l'acceptation et elle se releva doucement avant de s'approcher de moi et de me tendre la main. Elle me laissa l'initiative du contact, restant debout devant moi, main tendue. Je tendis sans hésitation mes naseaux et effleurai sa main.

« Tout va bien. Je te promet que je ne vais pas te faire de mal. Et je ne vais pas monter, d'accord ? Nous ne sommes prêtes pour ça ni l'une ni l'autre. »

Elle me fit doucement venir vers le matériel et elle prit le tapis de selle, qu'elle me tendit. Elle précisa qu'elle aurait du commencer par là et elle s'excusa. Hésitante, je humai le tapis – qui sentait le neuf – puis la laissai me le poser sur le dos. Elle me caressa et me donna une carotte que je mangeais avec plaisir. Elle me fit marcher un peu, le tapis sur le dos, pour me réhabituer à son contact. Elle le fit glisser vers mon garrot lorsqu'il recula avec le mouvement. Je frémis, vieux souvenirs aidants, mais je décidai de lui faire confiance. Après tout, elle avait choisi de se mettre à ma merci, j'aurais pu lui faire mal mais elle n'avait pas hésité. Un échange de bons procédés...

Avec douceur, elle se saisit du surfaix et me le tendit. Cette fois-ci, je me contentais de relever la tête et de reculer de quelques pas. Elle me laissa faire, détendant la longe au fur et à mesure que je reculais. Puis elle me laissa faire. Pas à pas, je revins vers elle. Ce n'était pas de l'objet en lui même que j'avais peur, mais du fait qu'il irait sur mon dos et que ça risquait de se finir avec un cavalier sur le dos. J'adorais Rhéa mais est-ce que j'étais vraiment prête à ça ?

Elle me le déposa sur le dos et attacha la sangle. Je couchais les oreilles en arrière alors qu'elle me parlait doucement.

« Et voilà, c'est tout ma belle. C'est promis. »

Et comme la veille, sans plus se préoccuper du surfaix, Rhéa me longea un peu, aux trois allures, tête en bas. Elle me demanda des transitions aux trois allures, des allongements et des rassemblements. Elle rajouta à la séance de la veille des raccourcissements de cercle et des agrandissements. Elle me félicitai chaudement à chaque fois. Au début, le surfaix me traumatisait. Puis quand je vis qu'elle ne cherchait pas à monter, je me calmai. Un truc sur le dos, après tout... Elle me fit marcher un long moment, puis elle se rapprocha de moi et m'arrêta. L'angoisse me saisit à nouveau mais elle se contenta de défaire la sangle et de retirer surfaix et tapis. Un peu interloquée, je la regardai me retirer licol et longe également puis elle me donna deux carottes et elle me caressa.

« Tu vois, ça va, c'est tout ce que je te demande. Je ne vais pas monter sur ton dos, tu n'as pas à t'inquiéter. Ni remettre de selle tout de suite. Mais je te réhabitue simplement à avoir quelque chose sur le dos. Et tu t'en sors très bien. »

Elle me passa un coup de brosse rapide, hérissant un peu mes poils pour qu'ils sèchent plus vite, puis une fois secs, elle les remit dans le bon sens. Carottes et caresses parsemèrent cette attente et, au final, j'étais plutôt contente et elle semblait l'être également. Et aujourd'hui, pas de perte de la vue !

Rhéa me donna une dernière carotte et, comme d'habitude, je la raccompagnai à la barrière et la regardai partir. Puis l'autre bipède qui distribuait les rations se pointa et je filai sans demander mon reste à l'autre bout du pré. Rhéa oui, mais pas les autres !
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mar 4 Juil - 19:12

Rhéa & Légende
Je galopai énergiquement le long de la barrière, mon voisin alezan faisant la même chose. Par jeu, nous tentions de nous mordre mais nous n'y parvenions pas, l'un de nous accélérant ou ralentissant brusquement. J'adorais galoper, je sentais le vent dans ma crinière et son bruit dans mes oreilles me motivait à accélérer. Arrivés à l'angle, le long du chemin, mon voisin et moi fîmes un demi-tour rapide et reprîmes notre jeu. Je ne sais pas combien de temps nous nous pourchassâmes ainsi mais nous finîmes par nous arrêter net, fatigués, essoufflés, naseaux grands ouverts.

C'est à ce moment là que le sifflement habituel de ma bipède m'attira comme une flamme un papillon. Je partis la rejoindre en lançant deux belles ruades. Elle apparut dans mon champ de vision rapidement, elle marchait dans le pré. Je m'arrêtais net à quelques mètres d'elle puis, jouant à son propre jeu habituel, cette fois-ci, c'est moi qui attendit qu'elle vienne me voir.

« Et ben, tu souffles comme un bœuf. Pas étonnant, on vous entend depuis l'entrée de ces paddocks ! Pourtant il y en a un certain nombre avant le tien ! »

Je ne comprenais pas ce qu'elle me dit mais comme j'aimais l'écouter parler... Elle me caressa le front d'un air distrait, regardant dans le vague. Je me rappelais à son bon souvenir par un léger coup de tête. Sa caresse n'était plus assez énergique, elle me grattouillait moins efficacement ! Elle reprit ses grattouilles en me parlant doucement, nous restâmes comme cela un bon moment.

Puis elle décida de me faire un long pansage. Elle me brossa tranquillement et soigneusement. Lorsqu'elle aperçut une tique, elle sortit une pince de son sac à dos et me retira la sale bestiole suceuse de sang, qu'elle tua sans hésitation, puis elle reprit son pansage. Une fois le brossage fini, elle sortit une sorte de brosse bizarre. Mais lorsqu'elle me la passa, je m'étendis de tout mon long. Cette brosse étrange massait superbement ! Je profitai au maximum, presque déçue quand elle la rangea. Un coup de cure-pieds et Rhéa étala de la graisse pour les nourrir, après avoir constaté qu'ils étaient bien moins secs qu'avant, bien plus en forme. Elle démêla ma crinière et ma queue en retirant les saletés puis m'appliqua sur la robe le pschitt pschitt anti-mouches habituel. Elle sortit un objet étrange de son sac. Je n'eus pas peur, confiante.

« C'est un filet à mouches. Je vais te le mettre, ça devrait te protéger un peu la tête ! »

Elle passa l'étrange chose sur mes oreilles, comme un bonnet, puis l'attacha sous mes joues. Les mouches ne me gênaient plus les yeux. Je secouai un peu la tête, mal habituée, puis je m'intéressai à nouveau à ma bipède. Elle me donna une carotte et me caressa. Ses doigts s'attardèrent sur mon encolure. Je lui tendis le nez et elle me fit un bisou entre les naseaux.

Elle s'assit contre la souche d'arbre puis, comme au tout début, elle sortit un livre. J'allai me rouler un peu plus loin puis je finis par aller me coucher non loin d'elle, histoire de terminer ma petite sieste. Quelques heures plus tard, Rhéa me donna une pomme, me fit un gros bisous puis s'en alla, moi à la barrière du paddock.

J'appréciais qu'elle vienne me voir de temps en temps, juste elle et moi. Pas de travail, de choses imposées. Juste sa présence et la mienne...
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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mar 4 Juil - 20:55

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MessageSujet: Re: Légende, paint arabian (j)   Mer 5 Juil - 20:56

Rhéa & Légende
Lorsque Rhéa arriva à Rescue Me, je l'attendais de pied ferme, à l'entrée du paddock. En reconnaissant sa silhouette, je relevai la tête de l'herbe que j'étais en train de brouter puis hennit joyeusement. Elle s'approcha avec un sourire et me tendit la main avant de me caresser pour me dire bonjour. Je lui donnai un coup de tête amical et m'écartait un peu d'elle en me dirigeant vers la souche. Puis je m'arrêtai et je secouai la tête, lui signifiant ainsi que je voulais qu'elle vienne.

« Ah tiens, c'est nouveau ça ! » fit doucement la bipède.

Elle remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille puis elle ne se fit pas prier davantage et me rejoignis. Nous marchions côte à côte, sa main dans ma crinière. Elle déposa son sac à dos par terre puis décida d'entamer mon pansage, non sans m'avoir généreusement offert une pomme. Je profitai du brossage pour me détendre. Puis Rhéa tira énergiquement sur ma crinière pour défaire les nœuds que je m'étais empressée de refaire sitôt ma bipède partie. Elle termina avec ma queue, bien plus difficile à démêler puisque je passai mon temps à chasser les mouches autour. Elle me cura ensuite les pieds puis me regarda d'un air suspicieux.

« Tu sais, je pense que je vais t'acheter. J'en ai parlé avec les directeurs du Haras et ils sont d'accord, tu devrais arriver à mon domaine dans pas longtemps. Mais avant, il faut que je teste tes réactions hors de ton paddock. Et ça, ça me stresse un peu... »

Sa voix, douce comme habituellement, contenait tout de même une note d'anxiété. Ce n'était pas la première fois que je la ressentais chez elle, aussi ne m'alarmai-je pas tout de suite. Elle me caressa quelques minutes puis m'enfila le licol et y fixa la longe de travail.

« Au cas où... » me dit-elle.

Puis elle me guida jusqu'à l'entrée du pré et ouvrit la barrière. Étonnée, je m'arrêtai. Rhéa continua à avancer, me lâchant des morceaux de longe. J'hésitais entre sauter de joie d'aller voir autre chose, et la crainte. J'observai ma bipède, oreilles en avant. Puis je me décidai à lui faire confiance – après tout elle ne l'avait jamais trahie jusqu'ici – et je la suivis. Elle raccourcit la longe au fur et à mesure, tout en me laissant suffisamment de mou pour que je ne me sente pas prise au piège.

Nous marchâmes tranquillement, sans nous presser. Rhéa m'autorisait même une touffe d'herbe de temps à autre. Nous passâmes bientôt sous l'arche de Rescue Me, entrant ainsi dans l'immense cour du Haras de Pado. Je vis des gens passer, avec des chevaux, parfois seuls ou avec du matériel. Je me raidis et m'arrêtais, oreilles en arrière.

Rhéa me caressa et, avec patience, me laissa tout observer. Je remarquais que certains nous jetaient des regards et nous entendîmes un « Regarde, on dirait Légende ! Mais cette jument ne se laisse approcher par personne ! » d'une fillette d'une douzaine année à sa camarade. Mais personne ne vînt vers nous. Chacun vaquait à ses activités. Je finis par me détendre. Et je repris de moi même le pas. Rhéa sourit et me caressa. Elle devait probablement penser que tant que personne ne chercherait à s'approcher de moi, tout irait bien.

Nous parcourûmes la cour sous plusieurs regards attentifs et murmures. Mon humaine me caressait et me parlait d'une voix rassurante. Une oreille tournée vers elle, l'autre vers tout ce qui m'entourait, je n'étais pas rassurée mais je ne fuyais pas. Nous rejoignîmes le chemin qui conduisait aux zones réservées au travail et nous passâmes devant la carrière. Cette fois-ci, Rhéa s'arrêta. Et me mit ainsi face à ma bête noire, les obstacles. Elle s'accouda à la barrière comme de rien n'était. Un cours se déroulait à l'intérieur de la carrière, elle ne me prêta plus d'attention, observant les élèves sauter l'un après l'autre. Tête haute et oreilles en arrière, je me mis à trembler. Puis finalement, je m'aperçus que personne ne me demandait de faire la même chose, ni même de m'approcher de ces horribles choses responsables de tous mes malheurs. Simplement de les observer. Alors je me calmai. Je sentis une main se poser sur mon épaule et Rhéa me caressa doucement, me félicitant pour ma tranquillité.

« Ne t'inquiète pas, le saut est proscrit. Mais il faudra que tu apprennes au moins à ne plus avoir peur du matériel. Après tout, tant que nous ne t'emmenons pas dessus, c'est comme les gens. S'ils ne t'approchent pas tu ne bouges pas. Ce sera la même chose. »

Nous observâmes encore un peu le cours, puis nous fîmes une petite promenade dans le Haras, avant de rejoindre l'enceinte de Rescue Me et mon paddock. Je fus presque déçue, ayant beaucoup apprécié de voir quelque chose d'autre que mes quatre clôtures. Rhéa referma la porte derrière nous et nous nous rendîmes jusqu'à la souche d'arbre, où Rhéa me retira le licol. Elle me donna deux pommes puis son téléphone sonna. Elle décrocha, parla, raccrocha et me caressa quelques minutes avant de me dire au revoir et de s'en aller.
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